audace, travail, temps...

Au talent et au travail, l’un ne va pas sans l’autre, j’ajoute depuis quelques jours dans mon raisonnement et ma démarche artistique le rôle primordial à la fois de l’audace mais aussi de l’acceptation de « l’accident-de-création », sans oublier le temps, le temps qui passe, le temps qui transforme, métamorphose.

J’aime aller à la rencontre du travail d’Anselm KIEFER, je ne compte pas les kilomètres, c’est à chaque fois un véritable « shoot-d’émotions ». La présentation de ses œuvres à la Galerie Thaddaeus Ropac (Pantin), n’échappe pas à la règle, une fois encore l’émotion est au rendez-vous.

Je dois avouer, ici, que pour la deuxième fois – comme au Musée des Beaux-Arts d’Anvers, il y a quelques années, face à face avec son œuvre « Bohemia Lies by the Sea » ; j’ai été profondément ému… mes yeux humides s’en souviennent.

A l’émotion s’ajoute cette fois une prise de conscience, celle de la nécessité d’oser l’audace, d’oser accepter parfois de laisser (se) faire les choses, le temps.

Résumé avec tant de simplicité le travail d’Anselm KIEFER, est inexact voire irrévérencieux. Ce que je veux dire c’est qu’au-delà de ma profonde admiration pour son travail, de la qualité de celui-ci et de son talent incomparable pour travailler, exploiter la matière-peinture entre autres et créer alors des supports d’évasion et d’émotion intense et profonde, Anselm KIEFER m’a offert de comprendre cette fois que tout ne peut, tout ne doit être maîtriser. Le temps apporte sa contribution à la réalisation de belles et grandes œuvres. Alors, au travail ! Pour l’heure, il est temps de retourner à l’atelier…

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